Derrière la virtuosité d’un musicien se cache souvent un adversaire silencieux : la douleur.
Quand on pratique la clarinette à haut niveau depuis plus de 37 ans, on finit par connaître son instrument par cœur… mais on connaît aussi trop bien les maux qui l’accompagnent. Et pour cause : tout le poids de la clarinette repose sur le pouce droit. À la longue, ce déséquilibre crée de fortes tensions musculaires et des tendinites chroniques.
C’est le constat amer qu’a fait Jean-François Foliez, clarinettiste professionnel. Pour lui, il était temps de renverser la situation : ce n’est pas au corps de souffrir pour s’adapter à l’instrument, c’est à l’instrument de s’adapter à la morphologie du musicien.